Arrêt maladie 2026 : les changements essentiels concernent notamment la durée d’indemnisation de certaines affections de longue durée (ALD). Depuis le 15 octobre 2026, une nouvelle réglementation réduit de trois ans à un an la durée maximale de versement des indemnités journalières pour certaines ALD non exonérantes. Toutefois, cette mesure ne concerne pas tous les assurés et prévoit plusieurs exceptions.
Mais attention : tous les arrêts maladie ne sont pas concernés. Qui est touché par cette nouvelle réglementation ? Quelles sont les exceptions ? Et quelles conséquences pour vos revenus ? Voici ce qu’il faut savoir.
Arrêt maladie 2026 : qu’est-ce qui change exactement ?
La réforme, introduite par les décrets n° 2026-866 et n° 2026-867 du 16 septembre 2026, modifie les règles d’indemnisation de certains arrêts maladie prolongés.
Depuis le 15 octobre 2026, les assurés relevant du dispositif d’indemnisation prolongée lié à une affection de longue durée non exonérante peuvent percevoir des indemnités journalières pendant un an maximum, contre trois ans auparavant.
Ces indemnités sont versées par l’Assurance maladie afin de compenser une partie de la perte de salaire pendant un arrêt de travail.
Attention : cette nouvelle durée maximale concerne le dispositif spécifique d’indemnisation prolongée applicable à certaines affections de longue durée non exonérantes. Elle ne s’applique pas automatiquement à tous les arrêts maladie de longue durée.
Cette modification ne signifie donc pas que tous les salariés en arrêt maladie verront automatiquement leurs indemnités supprimées après douze mois.
L’application de la nouvelle durée dépend notamment de la nature de la maladie, de la date de l’arrêt et des conditions d’indemnisation propres à chaque assuré.
Autre précision importante : la nouvelle période maximale d’indemnisation d’un an est calculée à partir du premier jour du premier arrêt de travail lié à l’affection concernée, selon les dispositions applicables.
Qui est concerné par la nouvelle durée d’indemnisation ?

La réforme concerne principalement les personnes bénéficiant du dispositif des affections de longue durée non exonérantes, également appelées ALD non exonérantes.
Une ALD non exonérante correspond à une maladie nécessitant un suivi médical prolongé ou un arrêt de travail de longue durée, sans ouvrir droit à une prise en charge intégrale des soins au titre de l’ALD.
Contrairement aux ALD exonérantes, les soins continuent généralement d’être remboursés selon les taux habituels de l’Assurance maladie.
Les nouvelles règles concernent notamment les assurés du régime général, du régime agricole et, selon les dispositions applicables, certains travailleurs indépendants et agents publics.
Tableau récapitulatif des nouvelles durées d’indemnisation
| Situation | Durée maximale |
|---|---|
| ALD non exonérante concernée par les nouvelles règles | 1 an |
| ALD exonérante remplissant les conditions d’indemnisation | 3 ans |
| Arrêt bénéficiant des dispositions transitoires | Jusqu’à 3 ans |
| Arrêt maladie ordinaire, hors dispositif ALD | Règles habituelles |
Ces durées constituent des plafonds et restent soumises aux conditions d’ouverture et de maintien des droits.
À retenir : ce n’est pas uniquement la durée de l’arrêt qui détermine l’application de la réforme. Le statut médical de l’affection et les règles d’indemnisation correspondantes sont essentiels.
Arrêt maladie déjà en cours : les anciennes règles sont-elles maintenues ?
La date de début de votre arrêt de travail peut changer la situation.
Trois cas doivent être distingués.
1. Votre arrêt commence à partir du 15 octobre 2026
Si votre affection relève d’une ALD non exonérante concernée par le dispositif, la nouvelle durée maximale d’un an peut s’appliquer.
2. Vous êtes déjà en arrêt depuis plus de six mois au 15 octobre 2026
Si vous bénéficiez déjà du dispositif d’indemnisation prolongée avant le 15 octobre 2026 et remplissez les conditions transitoires, vous pouvez conserver les anciennes règles permettant une indemnisation pouvant atteindre trois ans maximum.
Le maintien de ces droits reste soumis aux conditions prévues par la réglementation.
3. Votre arrêt est en cours depuis moins de six mois
Les nouvelles règles peuvent s’appliquer lorsque votre incapacité de travail atteint six mois après le 15 octobre 2026.
Il est donc important de vérifier votre situation auprès de votre caisse d’assurance maladie, notamment si votre arrêt a débuté avant l’entrée en vigueur de la réforme.
Quelles personnes conservent une indemnisation pouvant aller jusqu’à trois ans ?
Les personnes atteintes d’une ALD exonérante conservent une durée maximale d’indemnisation de trois ans, sous réserve de remplir les conditions nécessaires.
Une ALD exonérante est une affection dont les soins liés à la maladie peuvent être pris en charge à 100 % de la base de remboursement de l’Assurance maladie.
Cette catégorie concerne notamment certaines maladies graves nécessitant des traitements longs et coûteux, lorsque les conditions de reconnaissance sont remplies.
Ainsi, la réforme ne supprime pas le dispositif d’indemnisation prolongée pour toutes les maladies chroniques.
Pour connaître le statut exact de votre ALD, vous pouvez consulter votre médecin traitant ou votre caisse d’assurance maladie.
Quelles conséquences sur vos revenus en cas d’arrêt prolongé ?
Un arrêt maladie de longue durée peut entraîner une diminution importante des revenus du foyer.
En règle générale, les indemnités journalières de l’Assurance maladie ne compensent qu’une partie du salaire habituel. Selon la situation du salarié, un maintien de salaire par l’employeur ou des garanties complémentaires peuvent s’ajouter.
Lorsque les droits aux indemnités journalières arrivent à leur terme, les conséquences financières peuvent devenir plus importantes.
Il est donc utile de faire le point sur plusieurs éléments :
- La durée de vos droits aux indemnités journalières.
- Les éventuelles dispositions de maintien de salaire prévues par votre employeur ou votre convention collective.
- Les garanties de prévoyance collective ou individuelle dont vous bénéficiez.
- Les autres dispositifs auxquels votre situation médicale peut éventuellement donner droit.
Anticiper ces questions permet de mieux comprendre les ressources disponibles pendant un arrêt prolongé.
Mutuelle santé et prévoyance : quelle différence en cas d’arrêt maladie ?
La mutuelle santé et l’assurance prévoyance répondent à deux besoins différents.
La mutuelle santé intervient principalement pour compléter les remboursements de certains frais médicaux : consultations, hospitalisations, médicaments, soins dentaires ou optiques, selon les garanties souscrites.
Pour mieux comprendre les garanties complémentaires disponibles, découvrez notre page Assurance Santé.
La prévoyance, quant à elle, peut prévoir une indemnisation complémentaire en cas d’incapacité de travail, d’invalidité ou de décès, selon les conditions du contrat.
Dans certaines situations, elle peut donc contribuer à limiter une perte de revenus liée à un arrêt maladie prolongé.
Cependant, toutes les assurances prévoyance ne proposent pas les mêmes garanties. Les délais de franchise, les plafonds d’indemnisation, les exclusions et les durées de versement doivent être examinés attentivement.
L’évolution des règles d’indemnisation rend cette vérification particulièrement importante pour les personnes souhaitant anticiper les conséquences financières d’un arrêt de travail.
Comment vérifier vos droits après la réforme ?

Si vous êtes concerné par un arrêt maladie de longue durée, plusieurs démarches peuvent vous aider à mieux comprendre votre situation.
Commencez par vérifier auprès de votre médecin ou de votre caisse d’assurance maladie si votre affection est reconnue comme une ALD exonérante ou non exonérante.
Consultez ensuite votre compte Ameli pour retrouver vos informations relatives aux indemnités journalières.
Si vous êtes salarié, vous pouvez également vous renseigner auprès de votre employeur sur les éventuelles garanties de maintien de salaire et de prévoyance collective.
Enfin, si vous disposez déjà d’un contrat de prévoyance individuelle, relisez les conditions générales et particulières afin de connaître les modalités d’indemnisation en cas d’arrêt prolongé.
FAQ : les questions fréquentes sur l’arrêt maladie en 2026
Non. La nouvelle limite d’un an concerne certaines situations d’arrêt de longue durée liées à une ALD non exonérante. D’autres règles continuent de s’appliquer selon la situation médicale de l’assuré.
Oui. Les personnes atteintes d’une ALD exonérante conservent une durée maximale d’indemnisation de trois ans, sous réserve des conditions applicables. Certains arrêts déjà en cours bénéficient également des anciennes règles.
Oui, sous certaines conditions. Pour bénéficier d’une nouvelle période d’indemnisation d’un an au titre de la même maladie, le salarié doit notamment avoir repris son travail pendant au moins un an.
Une ALD exonérante ouvre droit à une prise en charge à 100 % de la base de remboursement pour les soins liés à l’affection. Une ALD non exonérante ne bénéficie pas de cette exonération du ticket modérateur et relève généralement des taux habituels de remboursement.
Oui, si le contrat prévoit une garantie adaptée. Le montant, la durée et les conditions d’indemnisation varient selon les garanties souscrites.
Conclusion : une réforme à connaître pour mieux anticiper
Depuis le 15 octobre 2026, la durée maximale d’indemnisation de certains arrêts maladie de longue durée passe de trois ans à un an.
Cette évolution ne concerne pas tous les assurés, mais elle souligne l’importance de bien connaître ses droits et les dispositifs de protection financière existants.
Comprendre ses garanties aujourd’hui, c’est mieux anticiper les imprévus de demain.
Chez Lassureur du Var, nous vous accompagnons partout en France dans la recherche de solutions d’assurance et de prévoyance adaptées à votre situation et à vos besoins.
Source officielle : Service-Public — Arrêts maladie : baisse de la durée d’indemnisation de certains arrêts longs
Article mis à jour le 21 octobre 2026




